Faire sa valise pour le Pérou est plus délicat que pour presque toute autre destination, car un voyage classique traverse trois climats radicalement différents.
Vous pouvez déjeuner à 3 400 mètres par cinq degrés, manger en forêt sous quatre-vingt-dix pour cent d’humidité et dîner sur la côte dans une brise fraîche. La même semaine.
Ce qui part dans tous les cas
Un passeport valable au moins six mois et des copies numériques conservées séparément de l’original.
Une assurance voyage couvrant les activités de montagne et d’altitude : beaucoup de contrats de base excluent la randonnée au-dessus d’une certaine altitude.
Un adaptateur de prise : le Pérou est en 220V avec des fiches de type A et C, vérifiez vos chargeurs.
Des espèces en soles pour les marchés, les pourboires et les petits villages, où la carte ne passe pas toujours.
Et une trousse de base : antalgique, antidiarrhéique, sels de réhydratation, pansements et le répulsif, l’objet qui manque le plus souvent.

Les vêtements : tout par couches
La règle qui résout le Pérou est de s’habiller par couches plutôt que d’emporter un vêtement très épais.
Première couche thermique, deuxième couche polaire ou doudoune légère, troisième couche coupe-vent et imperméable.
Vous vous adaptez ainsi au grand soleil de midi dans les Andes comme au froid qui tombe dès le coucher, avec le même sac.
Des chaussures confortables et déjà portées. Pour marcher, des chaussures rodées ; sinon, de bonnes baskets suffisent pour les pavés de Cusco.
Et des vêtements à séchage rapide : en forêt le coton ne sèche jamais, tandis qu’en sierra tout sèche dans l’après-midi.

La sierra : Cusco, Machu Picchu et l’altiplano
Ici c’est l’amplitude thermique qui commande : jusqu’à vingt degrés d’écart entre le jour et la nuit.
Bonnet, gants fins et tour de cou ne prennent aucune place et sauvent les matins et les soirs.
Protection solaire à indice élevé et lunettes : à 3 400 mètres le rayonnement est bien plus agressif, même par temps froid.
Une gourde et des pastilles ou un filtre à eau, qui économisent du plastique et de l’argent.
Un poncho ou une veste de pluie, même en saison sèche, car dans la sierra il pleut quand cela lui chante.

Forêt et côte
Pour l’Amazonie, manches longues et pantalon léger de couleur claire, qui protègent à la fois du soleil et des moustiques.
Répulsif au DEET, lampe frontale, sacs étanches pour l’électronique et des chaussures que vous pouvez mouiller sans regret.
Renseignez-vous à l’avance pour savoir si votre itinéraire justifie le vaccin contre la fièvre jaune ou un traitement antipaludique.
Pour la côte, de Lima vers le nord, des vêtements légers, un maillot et un coupe-vent, car Lima est humide et grise une bonne partie de l’année.
Et pour Paracas ou le désert, des lunettes et un foulard contre le vent de sable.
Ce qu’il est inutile d’emporter
Tenue habillée et chaussures de ville : sauf programme très précis à Lima, vous ne les sortirez pas.
Sèche-cheveux et appareils en 110V, qui posent souvent problème avec le courant péruvien.
Trop de vêtements. Les laveries sont bon marché et rapides à Cusco et à Lima, et voyager léger vaut toujours mieux que l’inverse.
Et les produits de toilette en grand format, que l’on achète sur place sans difficulté et qui pèsent dès le premier jour.
Un dernier conseil : laissez de la place dans la valise. Le textile andin, le café et le chocolat péruvien rentrent avec vous, presque à coup sûr.
