Choquequirao est souvent appelée la « sœur du Machu Picchu » : une vaste cité inca en terrasses perchée au-dessus du canyon de l'Apurímac. Ce qui la rend spéciale est aussi ce qui la rend difficile : on ne l'atteint qu'à pied, par un sentier qui plonge dans l'un des canyons les plus profonds des Amériques et remonte raide de l'autre côté. Si vous vous demandez à quel point le trek de Choquequirao est réellement difficile, voici une analyse honnête et comment vous préparer.

La réponse courte : exigeant mais accessible

Le trek de Choquequirao est véritablement exigeant : la plupart des opérateurs le qualifient de difficile. La difficulté ne vient pas d'une altitude extrême, mais d'énormes changements de dénivelé : vous descendez environ 1 500 mètres dans le canyon de l'Apurímac, puis remontez une quantité similaire pour atteindre les ruines, souvent sous la chaleur. Avec un bon entraînement, un bon rythme et un bon soutien, les randonneurs en forme et déterminés le terminent et le trouvent extrêmement gratifiant. La récompense, c'est la solitude : bien moins de visiteurs qu'au Machu Picchu.

Ce qui le rend difficile

Des montées et descentes implacables. L'itinéraire classique aller-retour de 4 jours descend d'environ 3 000 m à Capuliyoc jusqu'au fleuve Apurímac, près de 1 500 m, puis remonte jusqu'à Choquequirao, à environ 3 050 m. Vous répétez une grande partie au retour. Ce sont de longues pentes raides en lacets exposés.

La chaleur au fond du canyon. Contrairement aux treks froids d'altitude, le fond du canyon peut être chaud et sec, ce qui ajoute à la fatigue. L'hydratation et un départ matinal comptent.

L'isolement. Il n'y a ni routes, ni boutiques, ni sorties rapides. Une fois parti, vous êtes engagé, soutenu par votre guide, votre cuisinier et les animaux de bât.

La surface du sentier. Le chemin est bien tracé mais étroit et poussiéreux, avec des sections meubles dans les descentes raides qui éprouvent les genoux.

Comment il se compare aux autres treks

Choquequirao est souvent considéré comme plus dur sous les pieds que le Chemin Inca classique en raison du dénivelé vertical, même si son point culminant est plus bas. Il s'agit moins du mal des montagnes que d'un effort soutenu des jambes et du système cardiovasculaire. Beaucoup de ceux qui ont fait les deux disent que Choquequirao était physiquement plus dur, mais unique par son vide et sa grandeur.

Comment se préparer

Entraînez vos jambes et votre cardio. Dans les semaines précédentes, augmentez la marche en côte, la montée d'escaliers et les randonnées plus longues. La force en descente compte autant qu'en montée : entraînez-vous aux descentes pour préparer vos genoux.

Acclimatez-vous à Cusco. Même si le trek plonge bas, vous partez haut : passez deux à trois jours à Cusco ou dans la Vallée Sacrée d'abord.

Utilisez des bâtons de randonnée. Ils réduisent fortement la pression sur les genoux pendant les longues descentes et aident dans les montées.

Hydratez-vous et partez tôt. Emportez beaucoup d'eau, buvez régulièrement et profitez des heures plus fraîches du matin pour les grandes montées.

Emportez léger mais malin. Les animaux de bât transportent généralement le matériel principal ; gardez votre sac à dos léger avec eau, en-cas, protection solaire et couches.

Ce que vous verrez

L'effort vous offre quelque chose d'extraordinaire : un vaste complexe inca de places, temples, aqueducs et les célèbres terrasses aux lamas, souvent avec le site presque pour vous seul. Le paysage du canyon en chemin — parois vertigineuses, l'Apurímac tumultueux et les condors au-dessus — est un spectacle à lui seul.

Foire aux questions

Combien de jours dure le trek de Choquequirao ? L'itinéraire classique est généralement de 4 jours aller-retour depuis Cachora. Des itinéraires plus longs de 5 à 8 jours continuent vers le Machu Picchu.

Choquequirao est-il plus dur que le Chemin Inca ? Beaucoup le trouvent physiquement plus dur en raison des énormes descentes et montées du canyon, bien qu'il ait une altitude moins extrême. Les deux sont tout à fait accessibles aux randonneurs préparés et en forme.

Faut-il être très en forme ? Il faut une bonne forme et surtout des jambes solides pour les descentes et montées. Avec quelques semaines d'entraînement en côte et des bâtons, des débutants déterminés et en bonne forme peuvent le faire.

Y a-t-il un risque de mal des montagnes sur le trek de Choquequirao ? L'altitude est modérée par rapport à certains treks, mais vous partez quand même haut : acclimatez-vous d'abord à Cusco et dosez votre rythme.

Prêt pour le chemin le moins fréquenté ?

Choquequirao récompense les randonneurs qui s'entraînent pour son canyon et respectent son isolement par l'une des expériences incas les plus impressionnantes et les moins fréquentées du Pérou. Préparez vos jambes, emportez l'essentiel et partez avec une équipe qui connaît le canyon. Découvrez nos treks guidés de Choquequirao : nous gérons la logistique, les animaux de bât et l'itinéraire pour que vous vous concentriez sur la montée et la merveille qui vous attend au sommet.